Sherlock, good bye my lover, good bye my friend… Hello Dracula !


Le 20 juin dernier j'apprenais en même temps que tout le monde qu'une nouvelle adaptation du célèbre Dracula de Bram Stoker est en préparation. À son noyau les deux inséparables (heureusement pour nous!) Steven Moffat et Mark Gatiss. Apparemment l’adaptation du roman de Stoker sera une coproduction entre la BBC et le géant Netflix. C’est Netflix qui aura les droits principaux sur la série en dehors du Royaume-Uni en somme. La série se déroulera apparemment au cœur de l’Angleterre Victorienne autour du personnage de l’œuvre éponyme, le conte buveur de sang Dracula. Pour ce qui est du format pas de nouveauté par rapport à Sherlock, il sera question de trois épisodes de 90 minutes chacun.


Moi le 20 juin dernier.

Cette nouvelle m'a rendu heureuse par ce que je connais les compétences de Dupont et Dupont mais triste par ce que cela signifie que la saison 4 de Sherlock était bien la dernière. Dans ma tête s'est alors amorcée une rétrospective charmante à propos de celle qui est devenue l'une de mes séries préférées.


Lorsque j'ai découvert « Sherlock » mon engouement était fort, il était lumineux mais toutefois ombragé par des craintes. Déjà, la crainte que ce soit « l'adaptation de trop ». Oui par ce qu'en 110 ans d'adaptation ça commence à faire beaucoup les loulous. Je me refusais à craindre pour pouvoir partir faussement fraîchement à l'aventure avec le détective et me noyer dans sa science de la déduction (les vrais savent). Pourtant des interrogations persistaient : Comment faire de cette série une œuvre bien personnelle ? Peut-on moderniser un détective aussi daté, aussi utilisé ? Un renouveau est-il possible lorsque chaque mot est connoté, chaque image mentalement imposée ?


Microscopique échantillon des braves qui ont interprété les détective à la squetteca !

La multitude de figures ayant été Sherlock Holmes se bousculaient alors, chaque représentation, pour former un pêle-mêle ridicule et polluant mon objectivité. J'allais rechercher l'image familière du nez aquilin, de la casquette de chasseur, la pipe qui fume et le trench coat daté. Imbibée de références je me noyais déjà et noyais cette nouvelle adaptation avec moi sans même lui donner une chance. Puis j'ai lu le titre du premier épisode « Une étude en rose », intrigant et transparent. Suffisait-il de changer un mot pour gagner mon intérêt ? Honteusement oui. Le premier épisode était donc et sans surprise la transposition de la première nouvelle dans laquelle le détective consultant a fait ses débuts en 1887 dans le magazine Beeton's Christmas Annual « Une étude en rouge » (« A Study in Scarlet » pour les polyglottes de l'assemblée.). Élémentaire, logique voire primaire.



Et enfin j'ai regardé et toutes mes peurs et mes appréhensions plus ou moins justifiées ont disparu pour laisser place au chaos fantastique de la découverte ! Je découvrais le détective, son environnement, ses pairs, ses préoccupations, l'affaire, l'histoire. De l'écriture au montage, en passant par la mise en scène, la direction, le décor. La modernité au sens banal et usé que l'on lui accorde et au sens génial qui réside dans les détails, y était. Et tout titillait en moi l'envie de replonger plus profondément dans le palais mental du détective. La réécriture magistrale et les beaux yeux de Cumberbatch (Interdiction de parler du ragondin mort qui lui sert de coiffure dans la saison 1 par contre.) ont su créer l'intérêt et je m'y immerge toujours volontiers. Espérons que l'effet soit similaire avec l'adaptation de l’œuvre de Stoker et qu'elle aura elle aussi son mordant (jeu de mot vampirique Cumberbitches).

That hair flip tho

Pyjama et PC vous connaissez le programme de la soirée !

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